Comment définir son projet professionnel ?

Quel que soit son niveau scolaire, il n’est jamais facile pour un élève de collège ou de lycée de définir son projet professionnel pour choisir son orientation. Or, plus encore pour les élèves en situation de fragilité, le meilleur moyen d’éviter l’échec, voire le décrochage scolaire, c’est de construire un projet d’orientation et de vie professionnelle en phase avec qui l’on est authentiquement.

Apprendre à chaque jeune à faire ses choix, le rendre capable de mieux se connaître lui-même dans toutes les dimensions de sa personnalité, c’est le but de la Méthode Projets Métiers. Avec une approche éducative, interactive et innovante proposée aux élèves et à leurs parents pour faciliter leur orientation scolaire et professionnelle. Une démarche au long cours, que l’on peut débuter dès le collège, ou le plus tôt possible au lycée afin de préparer au mieux les grands virages de l’orientation, jusqu’à la désormais fameuse et angoissante Admissions Post-Bac (APB).

 

1- Apprendre à se connaître soi-même 

La méthode Projets Métiers s’appuie sur un préalable : la connaissance de soi. Elle inclut l’inventaire par l’élève de traits de caractère selon le modèle RIASEC  (R pour réaliste, I pour investigateur, A pour artistique, S pour social, E pour entreprenant et C pour conventionnel…) bâti par le psychologue John Holland juste après la seconde guerre mondiale. Le parti pris de ce modèle est le suivant : chaque personne a des traits de caractère dominants qui lui donne des compétences professionnelles particulières. Avec la Méthode Projets Métiers, l’élève établit son profil RIASEC qui le guidera dans son approche des métiers de l’entreprise.

 

2- Identifier son profil d’intelligence

La Méthode Projets Métiers s’appuie aussi sur la typologie des intelligences multiples mise au point il y a une trentaine d’années par Howard Gardner. Il distinguait au moins 8 formes d’intelligence qui sont plus ou moins développées chez chacun :

l’intelligence linguistique : la capacité à bien utiliser le langage dans ses subtilités et ses nuances ;

- l’intelligence logico-mathématique : la capacité à manipuler des nombres et à résoudre des problèmes de logique ;

- l’intelligence spatiale qui permet de se repérer dans l’espace et dans un environnement donné et complexe ;

- l’intelligence intra-personnelle permettant à analyser et à construire une représentation fidèle de soi-même à partir de ses émotions et de l’écoute de ses besoins et de ses désirs propres ;

- l’intelligence inter-personnelle qui est la capacité de comprendre les autres et de communiquer avec eux ;

- l’intelligence corporelle-kinesthésique qui est la capacité de connaître son corps, son fonctionnement et de l’utiliser en mouvement dans l’espace ;

- l’intelligence musicale qui est l’aptitude à identifier, à mémoriser des sons et des musiques, à les reproduire et à en créer

- l’intelligence naturaliste  qui a deux composantes : d’une part le goût de la nature et de son observation, d’autre part celui des collections, des classements. Cette intelligence nous rend sensible à notre environnement et nous permet de le comprendre.

 

3- Préciser ses centres d’intérêt et évaluer ses compétences

Les centres d’intérêt de chacun dépassent très largement le cadre scolaire et les compétences d’un adolescent sont parfois étrangères à celles qui sont évaluées dans son bulletin de notes. Bien sûr, il s’agit de savoir si l’on est doué pour les sciences, l’écrit, les langues, le sport, etc. Mais les compétences ou les centres d’intérêt extra-scolaires sont nombreux et au moins aussi importants à recenser : secourisme, bricolage, dessin, jardinage, amour des animaux, cuisine… Chacun dispose également d’éléments de culture générale qui peuvent être personnels : ornithologie, théâtre, connaissance d’un pays pour y avoir vécu… Tous ces éléments doivent être pris en compte dans la réflexion sur son projet professionnel.

Grâce à la Méthode Projet Métiers, l’élève aura brossé son autoportrait, saura se définir lui-même et répondre, même provisoirement, à cette question : « Suis-je fait ou non pour ce métier ? ». Il aura progressé dans l’acquisition d’une compétence, celle de choisir son avenir professionnel.

Un atout décisif pour se présenter favorablement à un recruteur auprès duquel l’élève rechercherait un stage ou une alternance. Une clé aussi pour appréhender de manière pertinente et efficace ses choix d’orientation, notamment en Terminale lors de la formulation des vœux de formations dans le logiciel national d’Admission Post-Bac (APB).

 

 

 

 

je suis ici